Préface de l'édition 1993


L'idée d'un "Vade-mecum du transplanté cardiaque" n'est pas neuve.

Nous nous sentons tous quelque peu démunis face à la perspective d'une transplantation. Nous sommes souvent frustrés d'informations précises lorsque, transplantés, on nous annonce le retour à domicile.

Bien sûr, nous avons reçu des explications ... mais nous n'étions pas toujours prêts à les recevoir, elles étaient peut-être trop rapides ou trop succinctes. Enfin, notre mémoire nous joue quelquefois des tours.

Un "Vade-mecum", des informations noir sur blanc que l'on peut lire et relire, que l'on peut discuter en famille ou avec d'autres transplantés, que l'on peut se faire commenter par son médecin généraliste ou par un membre de l'équipe de transplantation était souhaitable.

Fernand Magdonnelle, président de l'ANGC avant moi, Constant Smits, Jean de Cannart, Georges Vincent et d'autres ont travaillé pour que ce Vade-mecum puisse voir le jour. Ils ont mis des idées sur papier, ils ont interrogé nos membres, ils ont synthétisé les questions posées, ils ont trouvé un éditeur. Je les remercie pour tout le travail accompli.

Personnellement, je n'ai fait que trouver l'auteur de ce Vade-mecum, un ami de longue date... ma transplantation se passait en août 1982 !

Je le remercie pour l'enthousiasme qu'il essaye de nous communiquer après la greffe, pour le temps qu'il donne à notre association, pour cet ouvrage que j'apprécie beaucoup.

Je remercie les médecins et chirurgiens qui l'ont aidé à la rédaction et qui, bien que toujours à la poursuite du temps, consacrent toute leur énergie et tout leur coeur à notre coeur de transplanté.

Jean De Moortel
Président de l'Association Nationale des Greffés Cardiaques
Bruxelles, mai 1993.

Préface édition 1996


Le "Vade-Mecum du Transplanté Cardiaque" sortait de presse il y a trois ans. Beaucoup d’entre nous l’ont apprécié, certains en ont fait leur livre de chevet et de nombreux exemplaires ont franchi nos frontières. La première édition épuisée, une nouvelle édition s'imposait. Notre "Vade-mecum" a été retravaillé, remodelé. Il est plus lisible, plus accessible, plus attrayant.

Ainsi, la transplantation pulmonaire, sous ses différents aspects, est abordée. Le chapitre diététique, revu à la hausse, enlève toute excuse à notre embonpoint ! Un lexique des termes médicaux fait son apparition en bas de page.

Beaucoup d' informations contenues dans ce nouveau "Vade-Mecum du transplanté cardiaque et pulmonaire" peuvent être glanées auprès de nos médecins, de nos infirmières, de nos kinésithérapeutes ou encore de nos psychologues, de nos diététiciennes et de nos assistantes sociales. Le mérite du Vade-mecum est de nous présenter d'une façon logique et détaillée ces informations qui sont nos préoccupations dominantes quand nous devenons candidats à la transplantation.

Je tiens à remercier les équipes médico-chirurgicales de transplantation cardiaque et pulmonaire pour leur dévouement et leur patience souvent mise à rude épreuve. Un merci tout particulier aux docteurs Martine Antoine, Christiane Koop et Jean-Luc Vachiery qui ont épaulé M. Georges Niset dans sa rédaction. Merci encore au docteur Jean-Marie De pour ses schémas chirurgicaux. Leurs noms sont gravés dans nos mémoires de greffés.

Nous devons à la diététicienne Arlette Guldentops, le chapitre "Conseils Diétetiques"... nous essaierons d’en tenir compte.

Que dire de mon grand ami Georges Niset, docteur en kinésithérapie, qui nous a orchestré tout ce travail de main de maître. Ce Vade-Mecum est, pour une grande partie, son enfant.

Je voudrais également remercier un ami fidèle, le dessinateur SERDU, qui chaque fois que nous faisons appel à ses talents, répond "présent".

Je voudrais conclure en disant que, pour moi, après trois ans de greffe cardiaque, ce "Vade-Mecum du transplanté cardiaque et pulmonaire" est ma bible, mon support. Il m'aide à respecter le travail accompli par toute une équipe d'hommes et de femmes qui sont chirurgiens, médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens ou encore psychologues. Que dire encore du respect et de la gratitude que je voue au donneur et à sa famille. Je leur dois la vie. Grand merci à tous !

Pierre Lucas
Président ANGC,
juillet 1996.


Dernières modifications : 26 février 2014