Kinésithérapie et transplantation


Une version développée destinée aux kinésithérapeutes
pour ce chapître du "Vademecum du transplanté cardiaque et pulmonaire" est disponible.

Postopératoire immédiat

Immédiatement après votre réveil en unité de soins intensifs, les soins de kinésithérapie requièrent votre collaboration dans la mesure où les exercices proposés ne peuvent être effectués que par vous. s'ils vous paraissent exigeants et durs, rappelez-vous qu'ils sont basés sur une longue expérience de la prévention des différents problèmes qui vous guettent.

Hormis les exercices respiratoires, la kinésithérapie instaure une mobilisation active et systématique des membres inférieurs et supérieurs, vous rend progressivement autonome dans vos déplacements par les marches progressivement plus longues et plus fréquentes et entame le processus de revalidation proprement dit, le plus souvent une ou deux semaines après la transplantation, par des séances quotidiennes de bicyclette ergométrique, de marche sur tapis roulant et d'exercices de musculation.

L'intensité de l'effort sera déterminée par votre sensation de confort subjectif. L'électrocardiogramme ou la saturation en oxygène du sang (SaO2) est surveillé en continu et les kinésithérapeutes vous feront parler de temps à autre, ce qui permet de déceler l'apparition de l'essoufflement. La durée d'une séance, initialement comprise entre 10 et 15 minutes, va rapidement s'allonger vers la demi-heure, et plus.

L'intensité et la durée des séances sont réduites lors des épisodes de rejet modéré, fréquents dans les premiers mois postopératoires. Un rejet qualifié de sévère arrêtera par contre momentanément l'entraînement.


Dernières modifications : 5 mars 2014