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Qu'est-ce que le don d'organes ?

Le don d'organes est un geste altruiste et bénévole consistant à accepter le prélèvement d'organes soit de son vivant (sang, moelle osseuse, rein) , soit après son décès (cœur, poumons, reins, foie, pancréas, valves cardiaques, cornée, peau, os ...) au profit d'inconnus.

Don de soi
Je veux offrir à l’homme un peu de ce qu'il fut.

Un corps, mon sang, mon cœur, mes yeux ou mes oreilles,
Mes reins ou mes poumons, quand je ne serai plus,
Que ce qui n'a plus nom après l'ultime veille
Et lors quelque parcelle extraite de moi
En ressuscitera comme un étrange organe
Échappé au néant par humaniste foi
Et s'insérant en l'autre ainsi qu'un filigrane.

Cette pérennité d'être en être sera
Le garant de l'amour à travers les survies.

Et j'aurai pu donner au transit des plasmas
Ce fervent grain d'espoir comme une courtoisie
L'antique rêve humain de la fraternité
Aura créé le rêve et tous les gars du monde
Unis cœur sur la main, parfaits d'identité
Ne seront qu'une chair sur la terre à la ronde.

13.04.1991
J.M. Horemans

La loi du 13 juin 1986, basée sur le principe de la solidarité présumée, "Qui ne dit mot consent", énonce les conditions de prélèvements de tissus et organes chez un donneur vivant et chez un donneur décédé. Elle prévoit dans tous les cas, l'anonymat du donneur et du receveur et la gratuité du don. Elle permet le prélèvement après décès préalablement constaté par trois médecins indépendants chez tout citoyen belge ou étranger domicilié en Belgique depuis six mois s'il n'a pas, de son vivant, exprimé son opposition.

Tout citoyen belge a donc l'opportunité de manifester, auprès de sa commune, soit son refus du don d'organes soit son adhésion au don d'organes. Cette volonté est consignée dans un Registre national qui doit être impérativement consulté avant tout prélèvement d'organes ou de tissus.

Les personnes désireuses d'exprimer leur adhésion active au don d'organes et tissus peuvent également faire inscrire leur volonté au Registre national. Ce consentement explicite prime sur le droit d'opposition éventuelle des proches du disparu. On peut encore joindre à sa carte d'identité une carte de donneur. Cette dernière, bien que n'ayant aucune valeur légale, est une indication aux proches de l'acceptation du don d'organes et permet un gain de temps précieux.

Toi,
Qui que tu sois, ou que tu sois,
Je crois que je peux te tutoyer,
car un jour de décembre,
le destin a voulu que le malheur frappe à ta porte.

Grâce à toi, J'ai pu garder la vie.
En cédant ton coeur que je porte,
toi et moi ne faisons qu’un ensemble.

J'essaierai de faire tout ce qui me sera possible
pour pouvoir faire battre ce qui reste de toi.
En te remerciant du fond du cœur,
Moi.

En pratique, lorsqu'un décès (mort cérébrale) est constaté et que la consultation du Registre national ne révèle aucune opposition, les médecins annoncent le décès et l'intention de prélever, donnant ainsi à la famille proche la possibilité de s'opposer au prélèvement.

Si le don d’organes est accepté, l’offre est transmise à Eurotransplant. L’allocation des organes se fait selon des règles strictes définies par Eurotransplant. Pour le cœur et les poumons, s’il n’y a pas de demande urgente, l’hôpital d’origine bénéficie d’une priorité dans l’utilisation du cœur et/ou des poumons offerts.

Si l’hôpital d’origine n’a pas de receveur potentiel, ces organes sont offerts par Eurotransplant d’abord à un autre centre de transplantation du pays d’origine, ensuite à un centre de transplantation d’Allemagne, d’Autriche ou des Pays-Bas et enfin à une autre organisation de gestion des organes offerts (France-transplant, Uk-transplant...)

La sélection du receveur se fait essentiellement sur des bases médicales définies par une compatibilité optimale de sérologie et de taille. Si deux receveurs existent pour un même organe, priorité est donnée en fonction soit du degré d’urgence si l’un des deux receveurs potentiels est plus à risque de décéder sans l’apport de la transplantation, soit de la durée d’inscription sur la liste d’attente si les candidats semblent égaux quant à leur situation clinique. Il n’y a donc jamais de passe-droits.


Dernières modifications : 26 février 2014