Témoignage


J. Collin

Il y a 15 ans je disais à qui voulait bien m'’entendre et m’'écouter :
"je n'’atteindrai jamais soixante ans !"

Je n’'envisageais absolument pas la greffe. Tout le monde m’'en parlait, mais je ne voulais rien savoir.
Qui m'’a convaincue ?
…Le professeur Primo !

Avec beaucoup d’'humanité et de diplomatie il a trouvé la phrase qu’'il fallait :"si vous voulez vivre et voir grandir vos petits-enfants, vous n’'avez pas d'’autre choix !"

Ce fut difficile, mais j'’ai acquiescé et ce fut un grand soulagement.

C’'est avec une certaine anxiété, mais pleine d’'espoir que les six mois d'’attente se passèrent sans beaucoup de soucis.
Le soir du 6 mai, vers 21 heures, quand le téléphone sonna je fondis en larmes, n’'osant croire à ce qui m’'arrivait.

Depuis ce jour, je vis un grand bonheur avec ce nouveau coeœur et je remercie mon donneur quotidiennement. Il m'’a donné la vie !
Je vois grandir mes petits-enfants qui sont ma joie de vivre et j'’ai la chance d’'être une grand-mère heureuse.

Nous, les greffés, formons vraiment une grande famille et je ne regrette pas cette décision prise, il y a 15 ans.

Jeannine Collin
Journal n° 65 - octobre 2009


Dernières modifications : 8 mars 2014