Bases théoriques
d'un programme d'entraînement


Durée des séances et du programme

Un objectif raisonnable serait d'obtenir un total d'une heure d'activité modérée à intense les jours JE et une demi-heure d'activité légère les jours JR. Cet objectif peut être progressivement plus ambitieux chez les patients qui le souhaitent... tout est question de plaisir et de définitions des objectifs que l'on se donne.

La durée du programme devrait être illimitée en ce sens que la pratique d'une activité physique modérée à intense, un jour sur deux, devrait faire partie de l'hygiène de vie quotidienne de tout un chacun. Si le programme est bien conduit et le patient motivé, les séances perçues péniblement à l'initiation du programme peuvent devenir progressivement un besoin et un plaisir (libération d'endorphines).

En pratique et en termes de séances de kinésithérapie limitées à 60 pour une année par l'I.N.A.M.I. (cf. annexe 1) , nous proposons une prise en charge par le kinésithérapeute 3 fois par semaine pour les 20 premières séances et 2 fois par semaine pour les 40 séances suivantes. La supervision de l'entraînement du transplanté par son kinésithérapeute serait alors de 27 semaines soit ± 6 mois.

Le rôle du kinésithérapeute n'est pas d'assister à l'heure d'entraînement préconisée un jour sur deux mais d'encourager son patient à cet objectif, d'assister à des parties d'entraînement, de proposer des séances de kinésithérapie respiratoire si nécessaire, de kinésithérapie d'assouplissement et d'initier progressivement de nouveaux exercices ou nouvelles modalités de travail.

Un entraînement varié non seulement par les exercices proposés, mais aussi par l'organisation de ces exercices améliore la compliance à l'entraînement et les bénéfices que l'on peut en attendre (cf. bénéfices)

De nombreux patients ne perçoivent pas immédiatement l'importance d'un entraînement physique qui leur impose une discipline relativement contraignante pour un objectif peu ou mal compris !

Beaucoup considèrent que l'amélioration de leur qualité de vie par rapport à la situation précédant la transplantation est suffisante. D'autres se sentent trop fatigués et ne trouvent pas en eux les ressources pour s'astreindre à un programme de réadaptation physique. Un programme trop rapidement contraignant les rebutera !

Enfin, ne perdons pas de vue que la première année après transplantation peut être émaillée d'épisodes de rejet et d'infections qui vont chaque fois interrompre ou freiner le programme de réadaptation à l'effort ! Les pertes de performance associées à ces épisodes d'arrêt ne sont pas faciles à accepter et vont le plus souvent compromettre la compliance du patient à son programme d'entraînement.


Dernières modifications : 10 mars 2014