Epreuve d'effort


L’'épreuve d’'effort (EE) permet l'’évaluation de l'aptitude physique et donc l'’évaluation du bon fonctionnement du greffon cardiaque et/ou pulmonaire. En effet, le coeur et les poumons sont indispensables à la fourniture d'’oxygène nécessaire au travail musculaire

Une bonne capacité d'’effort est le meilleur garant
d'’un profit maximal de la transplantation.
protocole

Habituellement, l'épreuve d'effort est réalisée sur bicyclette ergométrique. Le sujet pédale à un rythme de 60-70 tours/minute.

Une série d'électrodes sont collées à la peau pour la surveillance en continu de l'électrocardiogramme. Le but est de rechercher les éventuelles modifications de tracé causées par l'effort.

La pression artérielle est également mesurée au repos et à différents niveaux d'effort. Elle ne doit pas dépasser 250 mmHg pour la systolique et 130 mmHg pour la diastolique.

La charge initiale est nulle (0 watt) et augmentée de 10 ou 15 watts chaque minute jusqu'à ce que le sujet atteigne sa capacité d'effort maximale.

echanges gazeux

Dans le cadre d'une ergospirométrie, le sujet respire l'air ambiant via un masque bivalve.

L'air expiré est envoyé vers la machinerie qui assure la mesure de la quantité d'air respirée par minute, de la quantité d'oxygène (V’O2) qui est extrait de cet air respiré et de la quantité de dioxyde de carbone (V’CO2) qui est chargé par cet air expiré (V’E).

L'effort sera arrêté le plus souvent en raison d'’une fatigue excessive des jambes ou d’'un essoufflement important. Il sera parfois arrêté parce qu'’on a atteint la fréquence cardiaque maximale (Fcmax = 220-âge) ou une tension artérielle trop élevée.

Cette épreuve d’effort (EE) servira de base à la construction du programme d’'entraînement physique du patient.

consommation d'oxygène

La consommation d'oxygène (V'O<2) évolue parallèlement à l'intensité de l'effort avec une pente de ±10 ml/min.watt chez le sujet normal.

Les patients transplantés cardiaques ont généralement une pente V'O2/Watt inférieure ou à la limite inférieure de la normale.

rejet de dioxyde de carbone

Le rejet de dioxyde de carbone (V'CO2) d'abord inférieur à la V'O2, va progressivement augmenter pour égaler puis dépasser la V'O2.

La V'O2 au croisement des 2 courbes est généralement comprise entre 40 et 60 % de la V'O2p du sujet.

Elle est aussi la V'O2 minimale d'un entraînement efficace

ventilation minute

La ventilation minute (V'E) évolue parallèlement au rejet de dioxyde de carbone jusqu'à peu près 80 % de la V'O2p. Au-delà de ce seuil,

Un entraînement continu sollicitera donc un V'O2 comprise entre 40 et 80 % de la V'O2p.

Pour évaluer approximativement en watts la charge d'entraînement, il faut utiliser la formule suivante :

"(V'O2 d'entraînement en ml - 500) / 10"

La consommation d'oxygène au pic d'effort (V'O2p) sera d'autant plus importante que le sujet est bien entraîné !

V'O2p en ml./min.kg
Sportif bien entraîné > 60 ml/min.kg.
Sportif moyen > 40 ml/min.kg
Sédentaire > 30 ml/min.kg

Les patients qui n'atteignent pas les valeurs prédites (fonctions de sexe, âge, poids, taille) sont classés en 4 catégories fonctionnelles. Classes fonctionnelles
A : > 20 ml/min.kg.
B : 16 à 20 ml/min.kg.
C : 10 à 16 ml/min.kg.
D : 10 ml/min.kg.

Dernières modifications : 10 mars 2014