F.A.Q - Dons d'organes


Le don d'organes en Belgique est régi par une loi, d’application depuis 1987,
basée sur le principe de la solidarité présumée.

Cela signifie que toute personne n’ayant pas manifesté son opposition à cette loi de son vivant est supposée être d’accord avec le prélèvement d’organes après la mort. En quelques mots, la loi prévoit trois possibilités.

  1. Vous approuvez la loi. Vous pouvez porter sur vous un document ou une carte de donneur : celle-ci n’a aucune valeur légale, mais elle facilite le dialogue entre la famille du candidat donneur porteur d'un tel document et le médecin. Il est néanmoins souhaitable de renseigner votre famille de votre opinion favorable vis-à-vis du don d’organes. Les membres de la famille au premier degré et le conjoint, peuvent en effet s’opposer à votre don d’organes.
  2. Vous désirez manifester votre volonté explicite de donner vos organes.Vous devez vous rendre à votre Maison communale (service population) pour remplir un formulaire stipulant vouloir être donneur d’organes après votre décès. Les membres de la famille au premier degré et le conjoint ne pourront pas s’opposer à votre don d’organes.
  3. Vous vous opposez au don d’organes.Vous devez vous rendre à votre Maison communale (service population) pour compléter un formulaire stipulant que vous vous opposez à tout prélèvement après votre décès.

Vos volontés seront transmises de votre Maison communale à une banque de données centrale située au ministère de la Santé publique (Registre national). Ce registre est obligatoirement consulté quand un prélèvement d’organes ou de tissus est envisagé.

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  1. Qui peut donner ses organes et/ou tissus pour une transplantation ?
  2. Qu’est-ce que la mort cérébrale ?
  3. Tout sera-t-il toujours tenté pour me sauver la vie ?
  4. Y a-t-il un grand besoin d’organes ?
  5. Dois-je donner mon accord explicite à un don d’organes après ma mort ?
  6. Mon corps sera-t-il mutilé par le don d’organes ?
  7. Qui paye les frais ?
  8. Qui reçoit mes organes ?
  9. Je suis greffé : puis-je rencontrer la famille de mon donneur ?
  10. Les dons d’organes et de tissus sont-ils rémunérés ?
  11. Que disent les différentes religions ?
  12. En pratique, comment exprime-t-on sa volonté explicite du don d'organes après le décès ?
  13. Peut-on envisager de tout donner sauf les yeux ?

Qui peut donner ses organes et/ou tissus pour une transplantation ?

Toute personne quelque soit son âge, en état de mort cérébrale, c’est-à-dire décédée des suites d’une atteinte grave et irréversible du cerveau.

Quand une personne mineure décède, seuls ses parents sont autorisés à consentir, au prélèvement de ses organes et tissus.

Le type d’organes prélevés dépend de l’âge du donneur et de nombreux autres critères médicaux. Une très faible proportion des personnes qui décèdent réunissent ces conditions.
Pour être donneur de tissus (peau, os, cornée…) les critères de sélection sont plus larges et donc un plus grand nombre de personnes peuvent être candidates.

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Qu’est-ce que la mort cérébrale ?

La mort cérébrale, c’est le décès provoqué par l’arrêt définitif du fonctionnement du cerveau qui est entièrement et irrémédiablement détruit. Les patients sont généralement hospitalisés dans un service de réanimation.
Il ne faut pas confondre mort cérébrale et certains comas qui n’entraînent pas le décès et au cours desquels le cerveau n’est que partiellement abîmé.
En cas de mort cérébrale, l’activité cardiaque et la respiration sont maintenues artificiellement. Cela permet aux organes de recevoir l’oxygène indispensable à leur fonctionnement. Ce maintien artificiel ne peut durer que quelques heures.

La mort cérébrale diffère donc de la mort habituelle dans laquelle le cœur est arrêté. Diagnostiquée par deux médecins indépendants de l'équipe de transplantation, la mort cérébrale est obligatoirement confirmée par un examen qui démontre la destruction totale et définitive du cerveau.

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Tout sera-t-il toujours tenté pour me sauver la vie ?

Oui, les médecins qui vous prennent en charge à l’hôpital sont des réanimateurs indépendants de l’équipe de transplantation, ils n’auront qu’une idée en tête : vous guérir !

Ce n’est qu’après échec de ces tentatives, et après constat de votre décès que le don d’organe sera envisagé.
Le constat de décès doit être fait par trois médecins qui sont indépendants de l’équipe de transplantation ou de l’équipe qui soignera le receveur d’organe éventuel.

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Y a-t-il un grand besoin d’organes ?

Oui. Car de plus en plus de patients sont inscrits sur des listes d’attente de transplantation. La demande reste beaucoup plus importante que l’offre.
La transplantation d’organe est devenue le traitement de choix d’un nombre croissant de patients atteints de certaines affections chroniques irréversibles. Elle est le seul traitement qui peut sauver la vie de patients arrivés au stade terminal d’une maladie du cœur, des poumons ou encore du foie.
Chaque année des patients meurent, faute d’avoir reçu un organe adéquat.
Pour des patients insuffisants rénaux qui vivent grâce à la dialyse, une greffe de rein permet de retrouver une vie normale. La survie ou la qualité de tous ces patients dépend donc d’un don d’organes d’une personne décédée.

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Dois-je donner mon accord explicite à un don d’organes après ma mort ?

Non. Dans notre pays il existe une loi, d’application depuis 1987 (loi du 13 juin 1986 sur le prélèvement et la transplantation d’organe), basée sur le principe de la solidarité présumée. Cela signifie que toute personne n’ayant pas manifesté son opposition à cette loi de son vivant est supposée être d’accord avec le prélèvement d’organes après la mort.

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Mon corps sera-t-il mutilé par le don d’organes ?

Non. Comme toute autre intervention chirurgicale, celle-ci se déroule en salle d’opération. Le plus grand respect est accordé à la dépouille. Par après, le service funèbre et les funérailles peuvent avoir lieu normalement, selon vos désirs

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Qui paye les frais ?

Dès que le diagnostic de la mort cérébrale est posé tous les frais liés à la préparation et à l’intervention chirurgicale de prélèvement sont à charge de la mutuelle des patients recevant les différents organes.

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Qui reçoit mes organes ?

L’attribution des organes à greffer est basée uniquement sur des critères médicaux, à l’exclusion de toute considération financière, sociale, ou raciale. Le succès d’une transplantation dépend de la comptabilité optimale entre le donneur et le receveur d’organe. Pour avoir les meilleures combinaisons possibles, il faut mettre en commun les caractéristiques d’un grand nombre de donneurs et receveurs potentiels. C’est pourquoi tous les centres de transplantation de Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’Autriche se sont groupés au sein d’un organisme appelé Eurotransplant. Eurotransplant est une ASBL qui coordonne l’échange international d’organes.

Concrètement, cela veut dire que, d’une part tous les patients candidats à une greffe des pays d’Eurotransplant sont placés sur une seule liste d’attente centrale, et d’autre part, que tous les organes disponibles pour une transplantation dans ces pays sont référés à Eurotransplant.

Ainsi, chaque organe est immédiatement dirigé vers le receveur le plus compatible, donnant à celui-ci les meilleures chances de succès.

Le temps de conservation des organes prélevés n’est que de quelques heures. Il faut donc agir très vite. Un des rôles du coordinateur de transplantation est de synchroniser de manière optimale le prélèvement et le transport du greffon d'une part, la mise en route de l'intervention (anesthésie du receveur et excision de l'organe défectueux !) d'autre part.

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Je suis greffé : puis-je rencontrer la famille de mon donneur ?

Non. L’identité du donneur n’est jamais révélée au receveur. Et inversement. Ce principe permet d’éviter une relation délicate entre la famille du donneur et le receveur, de faciliter le deuil de la famille du donneur ainsi que la convalescence du malade vivant avec l’organe ou le tissu d’un autre.

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Les dons d’organes et de tissus sont-ils rémunérés ?

Non. La loi interdit toute rémunération du don d’organes et de tissus. C’est un acte de générosité entièrement gratuit.

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Que disent les différentes religions ?

En ayant pris position en faveur du don et du prélèvement d’organes et de tissus, de nombreuses religions ont considéré que le don d'organes est un acte solidarité et de combat pour la vie.

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En pratique, comment exprime-t-on sa volonté explicite du don d'organes après le décès ?

Pour exprimer sa volonté d'accepter ou de refuser le don d'organes après son décès, il faut s'adresser à l'administration communale de son domicile pour communiquer cette volonté au moyen d'un formulaire spécial. Dans les communes reliées par informatique au Registre national, les données nécessaires sont immédiatement introduites dans la base de données via l'écran.

Les données encodées sont imprimées sur papier avec mention de la date, signature du demandeur et cachet de l'administration communale. Un exemplaire est remis à la personne concernée en guise de preuve d'enregistrement de la volonté exprimée, l'autre est conservé au Registre national.

Les communes ne disposant pas d'un système informatique font remplir le formulaire susmentionné par l'intéressé en deux exemplaires, l'un conservé par l'intéressé, l'autre transmis au Registre national des personnes physiques, avec une demande d'enregistrement dans la banque de données de la Santé publique.

Les services du Registre national envoient sans délai un accusé de réception du formulaire introduit par l'administration communale de la personne concernée.
Le modèle autographe est transmis à la banque de données.

Si vous avez encore d’autres questions, n’hésitez pas à contacter les centres de transplantation et leurs coordinateurs.

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Peut-on envisager de tout donner sauf les yeux ?

La loi ne prévoit pas de restriction lors de l'inscription au Registre national mais si la famille fait part d'une restriction (par exemple: pas de prélèvement de cornées !) le souhait du donneur sera respecté sans aucun problème à condition de le solliciter.


Dernières modifications : 26 février 2014